De ma fenêtre

Raymond Bozier dans “Fenêtres sur le monde” Fayard 2004 propose trente-sept fenêtres, chacune liée à une expérience de vie.

En voici un extrait :

« Impresses »*
les parfums des saisons
les papillons de nuit
la mauvaise haleine des villes
les relents de campagne et de pelouse fraîchement tondue
les bruissements de feuillage d’un arbre proche
la chute lente et miraculeuse de la neige
le claquement d’un volet
le martèlement de la pluie sur les carreaux
les voix des passants
le va-et-vient assommant des voitures
les lumières changeantes du jour
l’éclairage artificiel des nuits urbaines
la lune et les nuages emportés par le vent
la prolifération du vide autour du crâne
les façades
le besoin d’épier ses semblables
les reflets intérieurs des postes de télévision le soir
la lumière orange des lampadaires au sodium
le goudron des rues, les bordures en ciment des trottoirs pp. 22-23.

* Terme de philosophie. Espèces impresses, celles qui sont imprimées dans nos sens, qui laissent trace dans notre mémoire.

Dans cette expérience de vie inédite actuelle, écrivez de votre fenêtre comme Colette le décrit si souvent.

Et vous que voyez-vous de votre fenêtre ? Qu’entendez-vous ? Que sentez- vous ? Que ressentez-vous ? Activez tous les sens en éveil pour décrire, zoomez, dézoomez, levez-vous….

Si votre fenêtre ne vous inspire pas, si vous avez envie d’évasion, vous pouvez aussi en choisir une autre, voici une sélection sur Pixabay.

Belle écriture.

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