Vacances…

Lors du dernier atelier d’écriture en visioconférence avec des écrivants de toute la France, le thème des vacances a été exploré.

Une fois n’est pas coutume, voici quelques textes produits et partagés :

Doux est ce départ vers ailleurs pour faire la fête,
D’où partons nous ? Pour retrouver la douceur de ce sable
Celui que nous guettons de nos rêves, celui de cette crête,
D’où la liberté s’échappe en un embrun infatigable.

Elle me rappelle me ramène dans cette douce évasion,
Où je suis ici et là-bas devant cette force qui subsiste
Malgré le silence qui aiguille mon corps et ma raison.
Où suis-je ? Pour aimer souffrir de cet amour si triste.

Douce, est la lecture de ta peau dans la chaleur enivrante de la nuit
Où nos regards se mêlent dans l’éclat cristallin de nos liquides,
Doux sont nos gestes mais nos esprits s’enmêlent moins timides,
D’où vient l’écho de ce baiser pleins de désirs quu résonne ? Sept heures le soleil luit. Arthur.

Présentation :

Inspirée par 1000 projets

Musicienne passionnée

Libre telle une Libellule

Pragmatique Parfois, mais aussi

Observatrice des Orages et des Oiseaux

J’aime la Forêt pour les Balades

Et je Garde toujours une place pour la Gourmandise !

Partir en vacances à la Paul Eluard :

Dans le Doubs, il y a une capitale

Dans cette capitale, il y a le Doubs

Au bord du Doubs, il y a un parc

Dans ce parc, il y a un sentier

Sur ce sentier, il y a un banc

Sous ce banc, il y a une fleur

Dans cette fleur, il y a un bourdon

Et ce bourdon se régale du nectar de la fleur

Texte de vacances :

Départ en vacances. Ces mots résonnent encore en moi, même de retour après quelques semaines. Quand on dit vacances, on pense congés, on pense vaquer, vaquer à ses occupations, on pense prendre du temps, du temps pour soi.

Pour moi, c’était l’occasion de partir en Bretagne pour sentir les embruns dans le vent de la côte Ouest. Mon choix était évident. Depuis toute petite, j’allais là-bas avec mes parents et ma sœur, passer quelques semaines chez ma grand-mère. On y allait en BX et on pique-niquait dans la forêt au bord de la route. Et depuis, j’y retourne de temps en temps pour prendre un grand bol d’air frais lors de balades au port, ou de randonnées dans les terres.

J’aime la liberté qu’inspire le sauvage du paysage. C’est comme une évasion dans un monde plus simple, plus vrai. Et la Bretagne, c’est aussi un esprit de fête que l’on retrouve dans les célèbres festnoz traditionnels ! C’est la joie d’être ensemble, tout simplement.

Alors, armée de mon kit de pique-nique que je trimballe toujours dans mon sac à dos, je décidai de partir. Et comme mon séjour s’était organisé à la dernière minute, je trouvai tous les trains complets, alors même que j’avais cru faire ma réservation sur mon application. Mais cela ne m’a pas empêchée de partir, c’est d’ailleurs grâce à ce contretemps que j’ai rencontré de nouvelles amitiés qui m’ont fait voyagée en autostop ! Qui a dit que les vacances étaient du repos ? C’est une aventure !

Au retour, j’ai profité de mon élan festif pour repartir en stop, et prolonger le voyage avant de revenir chez moi. Ici, le goût de l’eau n’est pas salé mais la joie d’être là est toujours présente.

Anne-Fleur

Dans ma tête il y a des rêves

Dans mes rêves il y a des envies

Dans mes envies il y a de la lumière

Dans cette lumière il y a de la vie

Dans cette vie il y a de la gaieté

Dans cette gaieté il y a des rires

Dans ces rires il y a des éclats

Dans ces éclats il y a du cristal

Dans ce cristal il y a une faille

Dans cette faille il y a de la fragilité

Dans cette fragilité il y a une force

Quand advint l’an 2020, je m’amusai beaucoup à décliner la petite phrase « en 2020 vint … » … points de suspension …

J’étais alors loin de me douter que 2020 serait pour moi l’année où soufflerait le vent de la liberté et de ses embruns qui balaient le passé.
Dès février, tout fut autre. Et la panne de mon vieil ordi, avec la crainte qu’elle fit naître en moi de perdre mes nombreux fichiers et dossiers, n’y changea rien.
Alors que j’avais longtemps trouvé dans la lecture des occasions d’évasion, l’été 2020 fut celui où je partis sans livre à la découverte des sentiers du Morvan, accompagnée d’un amoureux de la nature. Levés à l’aurore, nous nous postions à l’orée d’une clairière, guettant patiemment la venue des chevreuils et autres hôtes de la forêt. Pour la première fois, j’osai tenir un orvet dans ma main. Loin de la civilisation et du vacarme des villes, je passai un été comme je n’en avais plus passé depuis bien longtemps, un été tout en douceur et sérénité.

Corinne H

Comme tous les étés de mon enfance, je suis allée en Bretagne m’enivrer des embruns sur les sentiers côtiers, vous l’aurez deviné !

Un vent de liberté souffle sur l’Océan et me conduit dans un ailleurs, plus au sud, là où j’ai découvert des saveurs épicées.

J’ai près de moi, préparé et offert par une amie, un pot de gomasio. A peine le couvercle ouvert, c’est cette même odeur de sel qui me saisit ajoutée à celle des grains grillés de sésame.

Sésame… Et,  me voilà à naviguer dans un autre temps, à bord d’une des Caravelles de Christophe Colomb, la Santa Maria, avec ses voilures et tous ses cordages mettant le cap sur les Indes.

Les Indes, ses parfums et ses soieries. Je vois les saris colorés et dorés des femmes, leurs silhouettes souples, les turbans ornant les têtes des hommes, leurs visages bruns et leurs yeux noirs aux braises ardentes.

Alors que je voyage loin des côtes une sirène retentit, insistante, son volume augmente de plus en plus ! Que se passe t il ? L’alarme de mon téléphone s’est déclenchée !!

Annick

Et vous, qu’avez-vous à raconter de vos vacances ?

              Nous sommes le 4 septembre, le jour de la rentrée. Personne n’a envie d’y retourner. Alors avec mes copains, on se raconte nos vacances. Elles ont été pour moi source d’évasion et de liberté. J’ai pu repartir et redécouvrir des nouveaux espaces. Cela fait du bien après ces longs mois à ne plus pouvoir bouger. J’ai d’ailleurs emporté avec moi une photo datant de plusieurs années, où je suis avec ma sœur, avec laquelle nous avons pu nous retrouver plus qu’il y a bien longtemps pendant ce confinement. Je pouvais pendant cette période m’enrichir de lectures pour m’évader, mais rien ne vaut le vrai départ, ce temps de voyage pour arriver à voir la mer et mettre les pieds dans l’eau.

              Afin d’accéder à l’île, je devais prendre un bateau. Pour monter dans ce bateau, j’avais réservé mon billet sur mon téléphone. Seulement, au moment d’arriver devant le contrôleur… plus de batterie ! Plus de batterie signifie plus de billet, plus de billet signifie pas de bateau et pas de bateau pas d’île. Les passagers s’impatientent derrière moi pendant que j’affirme au contrôleur que je suis une passagère en règle.

              Je commence à rebrousser chemin, dépitée, quand en rangeant mon téléphone, je vois la photo de ma sœur. Qu’aurait-elle fait à ma place ? Elle ne se serait pas abattue et aurait affirmé au contrôleur coûte que coûte qu’elle a payé pour rentrer dans ce bateau. Je retourne alors à l’entrée, je dis au contrôleur que s’il ne me croit pas, qu’il m’indique un endroit où recharger mon téléphone. Il discute avec son collègue puis m’envoie dans une pièce.

              Je charge le Graal, je montre mon billet et j’accède au halle d’entrée. Je m’affale sur le canapé et ouf ! Je peux enfin profiter pleinement du voyage. 

              Entre repos, visites et dépaysements, je me sens en forme pour une nouvelle année.

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