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Ecrire en visioconférence

Mercredi dernier, avec sept écrivantes, nous avons relevé le défi de vivre un atelier d’écriture ludique et créative en visioconférence. Après avoir géré les tests techniques le matin, tout le monde s’est retrouvé à 16h pour deux heures d’écriture en commun. Des habituées des ateliers présentiels, des novices en atelier d’écriture… chacune a pu partir en écriture au même rythme qu’un atelier : temps d’échanges de mots, glanage dans des textes supports, des photographies de Lucas Boirat (à admirer dans l’article « Quand on arrive en ville… », écriture individuelle dans son espace préféré de sa maison et lecture de chaque texte. Les retours sont très positifs : Un très bon moment, comme toujours ! Même en restant chez soi, on est embarqué sur d’autres itinéraires ! On s’échappe ! Pascale P Merci encore pour la qualité de ce moment . J’ai vraiment eu la sensation du partage avec une sensation de liberté incroyable; Les textes sont tous aussi beaux les uns que les autres et me renvoient  que notre personnalité est unique et que chaque sauce est différente avec les mêmes ingrédients de départ . A chacun sa touch !. Corinne après l’atelier d’hier en visio je voulais te dire à quel point cela a été agréable et très convivial . Merci pour ce temps de partage . l’outil visio donne une liberté incroyable à ce temps d’écriture et surtout ne casse pas la sensation d’être avec d’autres personnes . Une belle découverte . A refaire !  — hyper bien MJC Au plaisir de te retrouver prochainement pour un nouvel zoomatelier, cette première fut un succès. CH quel bonheur de partager à nouveau un atelier d’écriture et de rencontrer de nouvelles personnes. le fait qu’il soit en ligne ne m’a aucunement gênée. au contraire, il m’a permis de participer effaçant ainsi la distance géographique. A renouveler avec plaisir AP Se concentrer sur l’écriture et sur les photos m’a transporté à Sens, images intenses de souvenirs. Moment de partage agréable RP Le prochain a lieu le mercredi 20 mai de 16h à 18h. Achetez votre billet.

Quand on arrive en ville

Le titre célèbre de la chanson de Balavoine dans Starmania, vous vient certainement à l’esprit. La ville s’est vidée ces dernières semaines, se repeuple à pas de fourmis avec des gens masqués ou pas, qui prennent la « distance sociale »… Le photographe Lucas Boirat glâne ces instants inédits quotidiennement. Voici quelques clichés : Et vous quand vous arrivez en ville, que voyez-vous, ressentez-vous…

Des haïkus, un haïbun

Voila plusieurs semaines que vous écrivez des haïkus, pourquoi pas leur offrir un écrin littéraire ! Bashô, le célèbre poète japonais, avait inventé cette pratique : un texte en prose déroulant une histoire dans laquelle les haïkus s’intègrent ! Style d’écriture proposé au dernier live Facebook sur les haïkus, Pascale P a relevé le défi, voici son haïbun : Histoire du monde – Pérégrinations incertaines – Volume 11 – Les chemins creux Tout commence au petit matin. Le nez dans le bol de café, l’esprit légèrement embrumé, le corps encore endolori des aventures de la veille. On parle peu, on laisse la journée prendre place. La douche chaude, très chaude. Les chaussettes, épaisses, qui n’éviteront pas les ampoules pourtant. Le pantalon long qu’on troquera avec un short dans la journée. Un T-shirt, un sweat, une veste. Au fil des heures, on s’épluchera des épaisseurs superflues. Les chaussures, raides et lourdes au pied, de prime abord. La thermos de café, le nerf de la guerre, la gourde d’eau, le chapeau. Sac au dos bien arrimé. Premiers pas, départ Mise en route, échauffement, Liberté, bonheur. Les conversations discrètes et anodines font la bande son. Le bruit des herbes hautes couvertes de rosée, le ronronnement d’un tracteur au loin, la terre qui fume aux premiers rayons de soleil. On quitte la petite route gravillonnée pour prendre un sentier pentu. Une jolie grimpette pour se dérouiller les muscles et les poumons. L’air qu’on expire forme de petits nuages, il fait encore frais. Au sommet, on se laisse aller à rêver devant le panorama, quelques rires fusent, le monde est là. Le chemin sinueux nous pousse à avancer vers de nouvelles découvertes. Les taillis qui le bordent recèlent parfois de minuscules trésors au milieu des épines. Brume danse Écureuil roux agile Feuilles mouillées  On devine à travers les feuillages mordorés quelques toits du hameau voisin. Le chemin bifurque et descend dans une clairière abritée. Un ruisseau à peine visible la traverse. Gorgée de café odorant, bercée par son chant ténu. La pause terminée, on change d’univers. Se taire, se laisser imprégner. Sous-bois solitaire Craquements secs, troncs moussus, Monde habité Les muscles fonctionnent en autonomie, le pas souple et régulier, l’esprit vagabonde. Le groupe s’organise et se recompose au rythme des foulées de chacun. On papote, ou pas. S’offrir un moment de solitude choisi, se donner la liberté de n’être que sensations.   Chaussures enlevées Pique-nique sur les troncs couchés, Bonheur des orteils Repartir après la pause n’est pas chose facile, le corps se croyait au repos. On revient à la civilisation, le plein ciel bleu retentit des chants d’oiseaux, les insectes bourdonnent, c’est la vie discrète et omniprésente. On se retourne au détour d’une côte pour relire l’itinéraire parcouru. Fatigue confortable du voyage accompli. Bleu du soir tombant Fraicheur du jour achevé Douce chaleur d’un feu 

Des haïkus en livres

Après deux ateliers d’haïkus en live (à retrouver sur ma page facebook), voici les haïkus en livres ! Composez les haïkus avec des titres de livres ! Celui-ci est composé de « Tu peux rêver » de Milan Dargent chez Blancs Volants Editions, « La saison des mangues » de Cécile Huguenin chez Héloïse d’Ormesson « Tambour battant » de Bernard Périllat chez L’arbre à musique. Partagez vos créations.

A bicyclette

Fermez les yeux… et écoutez Yves Montand. Je ne résiste pas de vous ajouter quelques extraits de la « Petite éloge de la bicyclette » d‘Eric Fottorino, pour lui « le vélo est un jeu d’enfant qui dure longtemps« . Le vélo remémore les souvenirs, il permet d’avancer et nous ramène en arrière. « Heureux dimanches matin, traversées des villages endormis, odeurs des croissants et du pain frais humées devant les boulangeries, sprints échevelés à l’approche des pancartes annonçant que nous entrions à Nieul-sur-Mer, à Marsilly, à Esnandes, à Charron, la couronne de la Rochelle offerte à nos petites reines. Traversée de cours de ferme, pompe à vélo brandie comme une dague si cabot zélé montrait les crocs, remplissage des bidons aux fontaines, les jours de grosse chaleur, pauses brioches et pommes tavelées sur la route de Sainte-Hermine, le village de Clemenceau-la-Victoire, petit coup de pineau blanc ou rouge chez des vieux gars des Charentes qui nous servaient un canon pour voir de plus près nos bécanes de compète, pour les soupeser en maquignons comme on choisit un veau de l’année au foirail. Odeur mêlée de l’iode et des foins coupés, cris des goélands et des mouettes nous snobant, aériens, volant dans le vent qui nous giflait. » Racontez un souvenir de sortie à vélo d’enfance, d’avant confinement, de vélo d’appartement pendant confinement… En route !

Atelier en visioconférence

Le temps du confinement s’allonge, j’ai décidé de proposer des ateliers d’écriture ludique et créative en visioconférence. J’en propose déjà à des enfants, à un jeune résident de l’APEIS, à des membres de ma famille… le plaisir est toujours au rendez-vous, alors allons-y ensemble. Un groupe est en cours de constitution, nous définirons ensemble les modalités techniques de communication, la date et l’heure. Achetez vos billets

La tête dans les nuages

De ce ciel nuageux ou celui que vous avez devant vous, laissez partir votre imagination. Voici un extrait de « Nuages » de Marie-Hélène Lafon dans son recueil « Album » chez Buchet-Chastel : « Ils passent. Et l’ombre duveteuse du ventre des nuages s’étire en caresse ronde sur les terres déployées. Ils passent. D’aucuns prennent leur temps, paressent, s’énamourent, s’éprennent, se déprennent et se reprennent, amplement, à ciel ouvert. D’aucuns, dévorants, nourrissent de sourdes velléités de conquête. Véloces, ils avaleraient le soleil, et la lune, et les étoiles. Tout, bois prés terres maisons de pierres dures bêtes et gens saisons chemins ruisseaux matins et soirs, tout, mâché, recraché en pluie de cauchemar gris. Tout. […] Les nuages passent. En sempiternelle partance pour les ailleurs têtus. Ils esquissent le monde en figures fluides sur fond bleu. Ils passent.Ils sont passés. » Enumération de verbes, absence de virgules… voila le style très précis de cette autrice, à découvrir absolument ! Un calligramme peut être réalisé sur ce thème. Belle création.

Haïkus en live

A la demande des organisateurs du salon SaYonneAra, réorganisé en semaine d’animations, j’ai animé hier un atelier en live. Une belle expérience née du confinement. Bravo à tous les participants pour leurs créations en direct. Au regard de cet engouement, un autre est en préparation ! Mais si vous voulez déjà revoir le premier, voici le lien de ma page Facebook.

Ma journée

Nos journées sont différentes en cette période de confinement : sur-activité pour ceux qui travaillent ou télé-travaillent avec la gestion familiale à co-gérer, arrêt d’activités pour ceux qui restent à la maison… Voici le planning de Marie, habitante d’une ferme dans les monts du Forez, tous les jours elle écrit sous forme synthétique son programme de la journée. A vous de raconter votre journée avec le style de Marie ! Pourquoi pas raconter, celle d’avant confinement et celle d’aujourd’hui. Pour une note de surprise, glâner des verbes dans le dictionnaire et insérer le dans votre programme. Bel agenda !

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